REUSSIR SON WORKSHOP DE DESIGN THINKING [SERVICE DESIGN]: FACTEURS DE SUCCES ?

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Le workshop de Design Thinking est une nouvelle manière de travailler et de co-construire avec agilité. C’est une méthode idéale pour éviter le syndrome du “projet fait par des experts pour des experts”.

En Service Design ou Design Thinking, nous utilisons le workshop comme moyen de permettre aux collaborateurs d’être les acteurs de leur transformation. Comme dans les ateliers de la Renaissance, on s’autorise à ouvrir sa vision, et accepter collectivement le champ des possibles.  

Découvrez quelques uns des facteurs de succès ( souvent oubliés ) et bonnes pratiques d’un workshop de Design Thinking / Service Design. 

# 1- CREER UN TERRAIN DE JEU TRANS-DISCIPLINAIRE

L’esprit des “workshops” des temps modernes n’est pas sans rappeler celui des bottegas de la Renaissance italienne. Dans ces ateliers du XIVe siècle, les maîtres partageaient leurs savoirs avec les plus jeunes, les nouveaux talents étaient encouragés, les formes artistiques inédites émergeaient dans une saine émulation.

L’erreur commune est de penser qu’il ne faut que des “maitres” (experts) pour avancer “efficacement”. Par exemple, pour un projet digital, ne mettre que des équipes digitales et DSI dans la salle. Pour une problématique d’offre, que des marketeurs, etc …

Lors d’un workshop de design thinking , le caractère trans-disciplinaire fait toute la différence. L’objectif est de co-construire avec des “partenaires de jeu complémentaires”. La différence et la multi-disciplinarité y sont une richesse.

Plus encore, on identifiera ensemble de nouvelles manières de poser le problème à résoudre. En Design Thinking le questionnement collectif est un art (reframe the problem). Avant de lever les contraintes ensemble, et de changer perspective ensemble.

Les participants du workshop seront donc issus de directions et départements différents. Ce sera leur richesse de travailler à l’assemblage des idées dans l’objectif commun de répondre à une nouvelle logique partagée.

Cette alliance permet l’émergence de solutions innovantes grâce notamment au décalage avec la problématique ou le challenge de départ.

# 2- INCLURE, EMBARQUER ET EMULER LES PARTICIPANTS

Pour réussir son workshop, on ne doit pas penser tant à l’efficience individuelle qu’a puissance de transformation de l’intelligence collective de l’équipe. Mais pour y arriver il va falloir inclure tous les participants. Et “embarquer” tout le monde, y compris les plus sceptiques. 

Au tout début, on utilisera des ice breakers avec une activité individuelle. Ce qui aura pour effet de mettre en confiance les plus introvertis, les plus juniors, les plus cartésiens, les moins à l’aise avec les processus non linéaires . Embarquer tout le monde dans l’équipage va créer le momentum …

Puis on animera en ouvrant les activités vers des activités en petits groupes, pour aller progressivement à des sessions plus largement largement collaboratives.

On le voit un workshop avec des acteurs de différents background va donc permettre de changer plus rapidement les mentalités, l’état d’esprit, d’émuler et stimuler une nouvelle manière de penser l’avenir …

# 3- WORKSHOP DE DESIGN THINKING : CONSTRUIRE UN AGENDA RÉALISTE

Inutile de surcharger votre programme. Un workshop d’une journée peut offrir 3 à 4 activités maximum. Sur 2 jours, on peut imaginer 6 à 8 activités. Les repas et les pauses viennent s’ajouter au programme.

Chaque instant peut correspondre à un moment de réflexion, dialogue ou d’idéation. Néanmoins, les activités ne doivent pas être trop nombreuses au risque de ne pas laisser d’espace au temps humain.

Par ailleurs épargnez aux participants de votre workshop la multiplication des présentations Powerpoint. L’attention s’y dilue rapidement. Ne pas dépasser 20 % du temps de l’atelier.

Évitez également de cantonner votre workshop au traditionnel “brainstorming”. Il existe nombre de techniques créativités (plus de 101 !) en Service Design – Design Thinking – Design Sprint qui peuvent être utilisées pour décadrer en mode workshop.

# 4- ADOPTER L’ESPRIT “MAKER” DES ATELIERS DU QUATROCENTO

Le passage à l’action doit se trouver au cœur de votre programme. Les idées doivent pouvoir s’exprimer, à travers la formulation de concepts mais plus encore de maquettes ou prototypes !

Ceci permet aux participants de s’approprier un projet, d’en faire partie et d’apprendre. En effet c’est parce que l’on fait, que l’on apprend. Le projet doit  passer en phase de réalisation partagée en “live”.

La méthode n’est pas nouvelle : c’est ce que faisait ni plus ni moins Leonard de Vinci au sein de l’atelier du Verrocchio.

L’objectif de votre workshop se transforme alors en action collective. En effet, en concrétisant, on fait converger les équipes sur ce qu’on imagine. La visualisation est un moyen de concrétiser. Les participants peuvent alors échanger sur ce qui vient d’être construit et affiner, enrichir très rapidement les pistes et propositions par itérations internes.

Ainsi dans les ateliers florentins du quattrocento, les échanges permanents au sein de l’atelier favorisaient la compréhension mutuelle. Le télescopage des talents faisaient de ces ateliers des lieux vivants, propices à la création.

# 5- ÉVITER LE CADRAGE DU CHALLENGE DÈS LE DÉPART 

Oubliez la méthode du brief utilisée traditionnellement dans les équipes marketing. Il va falloir accepter l’incertitude et faire confiance au collectif : pas facile …

Lors d’un workshop de Design Thinking, le cadrage (du problème à résoudre) ne peut pas se faire au début du projet. La réflexion à propos d’un projet doit se lancer à partir d’un “Scope”.

La définition du challenge doit se faire à la suite de la phase d’exploration (interviews utilisateurs, collecte de données, observation, ethnographie, …). Avant de pouvoir définir quel est le challenge, il faut effectivement s’attacher à comprendre le(s) problème(s) et … son écosystème.

# 6- BIEN CHOISIR VOS FACILITATEURS

Le facilitateur ne peut pas être un consultant “sachant” qui fait les questions et les réponses, et occupe toute la place du workshop.

L’objectif est bien de favoriser l’expression de l’équipe, de faciliter l’ouverture aux propositions de chacun, tout  en bâtissant ensemble. Si le chef d’orchestre s’impose comme sachant tout, dirigeant et menant à lui seul toutes les phases, vous échouerez.  Un workshop de Design Thinking ou de Service Design doit être animé, facilité, nourri, émulé, recadré parfois, mais jamais les réponses ne doivent pas être soufflées par un expert …  

La personne choisie doit être capable d’accompagner le processus de réflexion, de faciliter la participation et l’action, de favoriser l’intelligence collective. Elle doit donc être en mesure d’écouter, coacher, de fédérer, de faire en sorte que les gens parviennent à travailler ensemble.

Réaliser un workshop c’est donc offrir toutes ses chances à cette équipe de décupler son potentiel collectif.

C’est aussi retrouver l’esprit de l’atelier florentin qui s’attachait à donner corps et réalité à ces idées qui ont bouleversé la peinture, la sculpture, l’architecture, et toute une époque …

Alors … prêt à “hacker” (c’est à la mode!) vos vielles habitudes ? 

 

Equipe Different Factory

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